Consultation sur les rythmes La FCPE 94 a réaffirmé sa position au recteur : Retour au samedi matin dans le cadre de 26 heures élèves

dimanche 28 novembre 2010
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Dans le cadre de la consultation sur les rythmes la FCPE académique a été reçue par le recteur le mardi 10 novembre, et la FCPE Val de Marne a réaffirmé ses positions.

La FCPE Val-de-Marne s’est toujours opposée aux mesures d’organisation de la semaine scolaire qui ne prendraient pas en compte le rythme des enfants, leurs besoins, l’organisation familiale et sociale.

Les rythmes scolaires ne peuvent en effet se réfléchir sans y intégrer les ambitions d’une école publique. Laïque, gratuite et solidaire, une école offrant une culture commune de haut niveau et des conditions propices à la réussite de tous les élèves, pour former les citoyens de demain.

Ainsi, dès l’origine du projet, la FCPE 94 s’était fermement opposée à la mise en place de la semaine de quatre jours sans aucune concertation, et à la suppression du samedi matin, et elle était bien la seule. Depuis la mise en place de cette mesure, on a pu malheureusement constater les dégâts causés auprès des enfants, mais aussi dans les relations parents école.

Elle se prononce donc pour une semaine scolaire organisée sur 4,5 jours, avec le samedi matin travaillé, et exige le retour des 26 heures nécessaires d’enseignement, répondant mieux aux rythmes des enfants et aux conditions de la réussite de tous !

Si le projet de 4,5 jours avec le mercredi matin permet un meilleur étalement de l’école sur la semaine, il maintient la logique de rupture du week-end difficile pour les enfants, remet en cause l’accès à des activités périscolaires indispensables (sport, centre de loisirs), et bouleverse l’organisation familiale.

Le samedi matin est un temps d’école essentiel. Comme le confirment nombre de spécialistes et de chercheurs, la semaine de 4 jours, au-delà de l’intérêt pour les adultes d’avoir le samedi libre, n’apporte pas d’amélioration sur les pratiques de l’enseignement, ni sur le confort de la vie de l’enfant.

Bien au contraire, cette organisation, appliquée depuis la rentrée 2008, néglige l’intérêt de l’enfant et renforce les inégalités. Elle a conduit à une réduction de 2 heures d’enseignement de 26 à 24 heures (soit 3 semaines par an), sans régler le problème de la journée trop longue, mal organisée et alourdie par la mise en place des nouveaux programmes. Et les 2 heures d’aide individualisée l’allongent davantage pour les élèves en difficulté, sans apporter de vraie réponse. De plus, le ministère de l’éducation prend prétexte de ces 2 heures pour supprimer à terme les RASED (Réseau d’Aide Scolaire pour les Elèves en Difficulté). Or, ces élèves n’ont pas besoin de moins d’école, mais de mieux d’école pour réussir, avec un soutien dans le cadre du temps scolaire.

Cette organisation a conduit aussi à la suppression du samedi matin dont les conséquences négatives sont nombreuses :

- Rupture de 2 jours de week-end dans la semaine rendant l’adaptation le lundi matin, voire après midi, encore plus difficile,
Disparition d’un moment essentiel de rencontre entre parents et enseignants, entre direction et parents, pour échanger sur la scolarité, sur l’école. Un temps essentiel pour la vie et la participation des associations de parents d’élèves. C’est un rôle de lien social de l’école qui disparaît.
Renforcement des inégalités entre ceux pour qui ce samedi libre est synonyme d’accès à la culture, aux loisirs et à l’art et ceux qui, hors structures collectives (municipales, associatives…), n’ont pas les moyens d’y accéder.

Or, l’alternative d’une semaine scolaire de 9 demi journées avec le mercredi matin travaillé, risque d’aggraver encore ces effets négatifs :

Coupure du mercredi amputée réduisant les possibilités d’activités culturelles, sportives, de loisirs et de détente,

Fin de la classe à 15h45 alors que l’attention des élèves connaît un pic vers 16h et qu’ils sont alors encore plus disponibles pour les apprentissages.

Quel accueil des enfants après 15h45 ? (Dans quelles conditions ?) Et combien d’enfants livrés à la rue ?

Toute modification des rythmes scolaires ne peut se mettre en place sans considérer les conditions familiales et sociales dans leur ensemble, et sans y intégrer un projet ambitieux pour l’école publique.

Aujourd’hui, une consultation sur la question des rythmes est lancée. Nous souhaitons que cela ne soit pas un écran de fumée pour tenter une nouvelle fois de diviser la communauté éducative et de jeter un voile sur de nouvelles réformes néfastes pour le service public d’éducation. Nous participerons à toutes les consultations auxquelles nous serons conviés. Nous invitons les conseils locaux à se saisir de cette consultation, notamment en demandant des conseils d’écoles extraordinaires (le recteur n’y est pas opposé).

La FCPE Val-de-Marne a demandé pour l’intérêt de l’enfant, le retour au samedi matin, et de 26 heures d’enseignement pour tous les élèves. Elle a aussi souhaité être pilote sur cette question.

Vitry le 20 Novembre 2010


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