
Les réformes imposées par le ministre de l’Education et le gouvernement Sarkozy/Fillon, pour cette rentrée scolaire, constituent une attaque sans précédent du service public d’éducation.
Avec 11 200 postes supprimés, ce sont des conditions d’études qui se dégradent pour des milliers d’élèves des collèges et des lycées : classes surchargées, dédoublements, choix d’options et d’orientation restreints… Tandis que la fin progressive de la carte scolaire, censée donner le choix aux familles, se traduit en réalité par une mise en concurrence des établissements, creusant encore plus les inégalités scolaires et territoriales. Dans l’enseignement professionnel la réforme du bac pro en 3 ans accompagnée de la suppression de nombreux BEP met sur le carreau de nombreux jeunes.
Dans le premier degré, les nouveaux programmes, rejetés à la quasi unanimité, traduisent une conception rétrograde et passéiste, ainsi qu’un recul pédagogique et didactique. La généralisation imposée de la semaine de 4 jours et la suppression de 72h d’enseignement illustrent une volonté d’économie sur l’éducation, faisant fi des rythmes scolaires et des enfants. La mise en œuvre d’heures de soutien après l’école et de stages de remise à niveau pendant les vacances va à l’encontre des besoins des élèves en difficultés. C’est au contraire une externalisation de la lutte contre l’échec scolaire qui aggrave les inégalités d’autant qu’elle s’accompagne d’une suppression de moyens spécifiques dans les ZEP (RASED, soutiens …).
La FCPE 94 dénonce des réformes et mesures inspirées par le dogme libéral des restrictions budgétaires et de la marchandisation de l’école.
Dans le prolongement de la forte mobilisation qui, de février à juin dernier, a réuni des centaines de milliers de lycéens, d’enseignants et de parents, la FCPE 94 appelle les parents d’élèves à créer les conditions d’un plan d’action pour la défense du service public d’éducation et la mise en œuvre d’une politique éducative ambitieuse.
Pour ces raisons, la FCPE 94 appelle à :
Ci-dessous le lien vers l’appel en ligne pour obtenir l’abandon du fichier « EDVIGE ».
ce fichier permet en outre de recenser les enfants dès 13 ans sur la seule base de leur dangerosité présumée au même titre que les personnes désignées par un policier comme « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ». Le texte assimile iniquement à cette catégorie les militants associatifs, syndicaux ou politiques.
Appel lancé, à l’initiative d’Antoine Prost, par le CRAP-Cahiers pédagogiques Signez l’appel Alors que le dispositif décidé par le ministère pour l’école primaire n’est qu’un trompe l’œil et que la rentrée prochaine se prépare dans la confusion, il faut nous faire entendre en exigeant l’annulation des dernières mesures. samedi 7 juin 2008.
Le 28 mai, Antoine Prost lançait dans Le Monde comme historien de l’Education un vigoureux appel contre ce qu’il appelait un « Munich pédagogique » : dans un lâche consentement, tout le monde semblait accepter la réduction à moins de 140 du nombre de jours de classe à l’école primaire. Il nous a proposé de mettre en place sur notre site un appel à signatures, destiné à tous ceux qui, à côté d’autres protestations peut-être, ne veulent pas cautionner une mesure démagogique et contraire à la réussite scolaire. Alors que le dispositif décidé par le ministère n’est qu’un amer trompe l’œil et que la rentrée prochaine se prépare dans la confusion générale, il faut nous faire entendre en exigeant l’annulation de cette mesure et une vraie concertation sur le volume et l’organisation du temps scolaire.
Avec la suppression de deux heures de classe dans l’enseignement primaire et la semaine de quatre jours, une catastrophe est en marche. Les comparaisons internationales nous montrent en mauvaise position et 10 à 15% des élèves qui entrent en sixième sont incapables de suivre. Et qu’est-ce qu’on fait ? On réduit la durée de l’enseignement, avec des programmes plus lourds encore, où il faut emmagasiner toujours plus de connaissances !
Il n’y a qu’une chose vraiment importante en éducation : c’est le travail des élèves. Sur quel miracle, sur quelle potion magique, M. Darcos compte-t-il pour compenser les amputations qu’il décrète ?
Les enseignants du primaire sont inquiets, car ils mesurent mieux que quiconque l’impossibilité de faire plus avec moins et ils savent qu’on les rendra responsables, demain, des échecs de l’école. Le résultat est connu d’avance : le nombre des élèves incapables de suivre en sixième va augmenter. Les parents informés des classes moyennes et supérieures sauront compenser, par des recours divers et payants, mais fiscalement avantageux, les insuffisances organisées de l’école publique. Les milieux populaires, eux, feront les frais de cette amputation.
Certes, on nous dit que les enfants en difficulté bénéficieront de deux heures de « soutien » : manière de les mettre à part, qui sera sans doute inefficace, surtout si on rallonge encore la journée des écoliers. Mieux vaudrait réfléchir à la manière de les prendre en compte dans la classe, en cessant de confondre heures de classe et heures de cours. La prise en charge de tous les élèves pendant les vingt-six heures, quitte à réaménager l’année scolaire, ou à travailler plutôt le mercredi matin que le samedi, est nécessaire pour que tous progressent et apprennent.
Nous lançons donc un appel pour un rétablissement du même volume horaire pour tous, qui doit s’accompagner d’un réaménagement des rythmes sur l’année et d’une vraie pédagogie différenciée, dans le cadre des cycles.
Plus de 800 enfants du département privés de l’intervention du RASED Inacceptable ! L’Inspecteur d’Académie doit revenir sur sa décision !
Une délégation constituée de représentants des organisations syndicales SNUDI-FO, SNUipp, CGT, SUD et de la FCPE du Val de Marne s’est présentée vendredi 4 juillet à 18h pour être reçue par l’Inspecteur d’Académie