Le 20 Novembre, tous ensemble Exigeons un service public d’éducation maximum.

samedi 15 novembre 2008
popularité : 36%

Nous étions plus de 80 000 personnes pour autant, le ministre de l’Education Nationale n’a apporté aucune réponse au mécontentement, à la demande de concertation, et aux revendications exprimées.

Non à la politique de réduction de moyens menée dans l’Education Nationale, depuis plusieurs années :

13 500 postes de moins, dès le budget 2009, et d’ici 2011, c’est 90 000 emplois qui seront encore supprimés avec les réformes en cours :

Dans le primaire  : 20 000 élèves en plus, et 5500 postes en moins.

2 heures en moins par semaine pour tous les élèves (suppression du samedi matin) : des conséquences que l’on mesure déjà : par exemple, plus de travail à la maison pour les enfants, des activités pédagogiques, artistiques ou culturelles qui n’auront plus lieu, des matières comme l’histoire et la géographie renvoyées au collège. Les nouveaux programmes passéistes et alourdis.

3000 postes RASED par an
, pendant 3 ans seront supprimés, de façon incompréhensible et sans évaluation, en transférant ces aides spécialisées sur tous les enseignants, signant ainsi la disparition de l’enseignement spécialisé et par la même de la lutte contre l’échec scolaire.

L’école maternelle menacée
, par la création entre autres de jardins d’enfants, structures à priori payantes.

Aménagement du temps scolaire  : Après avoir imposé la semaine de 4 jours, l’inspecteur voudrait instaurer le mercredi matin travaillé, libérer les enfants dès 15 h 15 les autres jours. Cela remet en cause les activités municipales et l’organisation familiale. Cela accroit les charges des collectivités.

Service minimum  : l’Education Nationale veut mettre en place le remplacement des enseignants par des personnels non-qualifiés. Confondant ainsi l’école avec une garderie.

Dans le secondaire  : La reforme du lycée, prise une nouvelle fois sans concertation, devrait aboutir à moins d’heures d’enseignement, la généralisation du bac professionnel en 3 ans au lieu de 4 ans, avec à la clef, la suppression programmée des BEP.

Formation des enseignants  : Les IUFM (Institut Universitaire de formation des maîtres) seraient supprimés.

Qui peut croire qu’avec 10 % d’enseignants en moins l’école pourrait mieux réussir ? Qui peut se permettre de compenser en payant à son enfant des cours particuliers ?

Cette politique va détériorer, profondément et durablement, notre système éducatif.
Accroître encore les inégalités.

POUR la promotion d’une politique éducative ambitieuse visant la réussite de tous les élèves dans le cadre d’un service public d’éducation de qualité.

POUR l’abandon des mesures DARCOS (suppressions de postes, décrets, disparition des RASED, Nouveaux Programmes, EPEP, Jardins d’enfants, réforme des lycées…)

POUR le retour à un temps d’enseignement égal pour tous les élèves à 26h hebdomadaire, et de la lutte contre l’échec scolaire dans le cadre du temps d’école.

POUR un développement de la maternelle (15 par classe en PS, 25 ailleurs) et abaissement des effectifs dans les classes.

POUR une extension des RASED de façon à répondre à la réalité des besoins des 15% d’élèves ciblés par le Ministre (actuellement seulement 5% reçoivent une aide).

Parents, Faisons du 20 novembre aux cotés des enseignants en grève Une journée « Ecole déserte », Ne mettons pas nos enfants à l’écol

e.

Rejoignons la manifestation régionale (14h30 Luxembourg vers Ministère).