Non à la semaine de 4 jours

mardi 30 octobre 2007
popularité : 36%

Le ministre de l’Education nationale annonce la mise en place de la semaine de quatre jours
par la suppression de l’école le samedi matin pour la rentrée 2008.
Cette mesure est contraire à l’intérêt de l’enfant et aggravera les inégalités sociales.
Nous nous opposons à une telle décision prise sans concertation.
- Elle conduit à une réduction du nombre d’heures de classe.
- Elle ne règle pas la question des journées trop longues et mal organisées : sans politique
d’accompagnement, une semaine de 4 jours « secs » ne fera qu’accentuer les effets
perturbateurs du week-end sur l’adaptation à la situation scolaire, habituellement ressentis par
certains enfants le lundi.
- Le samedi est un moment privilégié pour rencontrer les enseignants et parler des difficultés de
son enfant. C’est notamment vrai pour les parents séparés, divorcés et les familles recomposées
pour lesquels on justifie la mesure..
- il est paradoxal de justifier la suppression du samedi pour le temps familial, alors que l’on fait la
promotion du travail du dimanche pour les salariés.
Les enfants ont besoin de « mieux d’école » et surtout pas de « moins d’école ». Apprendre et
pratiquer toutes les activités nécessaires à la culture commune fondamentale (3 heures de sport,
technologie de l’information, langue vivante étrangère, sciences, art, culture, histoire, géographie,
sans oublier les fondamentaux du lire, écrire, compter et raisonner…).
En diminuant le nombre d’heures de cours, l’enseignement de l’ensemble des matières ne
pourrait plus être assuré, ouvrant la porte à une marchandisation du créneau du samedi, avec
« punition soutien scolaire » pour les uns et cours privés complémentaires pour les autres ! ou
encore télé et pieds de cité pour les uns, musées et théâtre pour les autres.
Nous refusons cette évolution vers une école marchande où seules les familles ayant les moyens
auraient la possibilité d’accéder à l’ensemble des savoirs.
Nous nous opposons à cette mesure démagogique et réclamons l’ouverture d’une véritable
concertation.


Documents joints

PDF - 92.8 ko
PDF - 92.8 ko

Signatures :  51