Sciences-Po banlieue devrait voir le jour à Créteil

lundi 17 décembre 2007

LE MONDE POUR MATINPLUS | 14.12.07 | 08h19 • Mis à jour le 14.12.07 | 08h19

Les locaux historiques de la rue Saint-Guillaume (Paris 7e) explosent avec un effectif passé en dix ans de 4 000 à 10 000 étudiants. Cette année, 11 000 candidats souhaitaient y entrer contre "seulement" 4 400 en 1997. Parmi eux on en comptait 1 200 venus de Zone d’éducation prioritaire (ZEP) avec mention "très bien" au bac, contre 200 en 2000. L’institut avait le choix d’un élitisme accrû en contraignant de très bons élèves à se détourner de lui ou de s’agrandir en se délocalisant. Il a choisi la seconde solution, estimant qu’un durcissement de la sélection aurait eu des retombées négatives dans la compétition que se livrent les grands établissements européens.

Trois sites étaient en compétition : Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne), Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) et Créteil (Val-de-Marne). Ce dernier semble l’avoir emporté.

En effet, le directeur de l’établissement, Richard Descoings, a fait savoir sa préférence pour cette ville. Toutefois la décision finale appartient au gouvernement, qui devrait la faire connaître en janvier.

M. Descoings a exposé les raisons de son choix : Il s’agit tout d’abord de rapprocher les sciences humaines des sciences du vivant et du droit, la faculté de droit de Créteil et le CHU Henri Mondor offrant de grandes synergies. L’appartenance de l’université Paris XII au pôle de recherche et d’enseignement supérieur "université Paris-Est" avec Marne-la-Vallée et l’Ecole des ponts et chaussées, est un atout de poids. Enfin, il y a de la part de Sciences-Po "une volonté d’équilibre à l’est de Paris". Quant aux élèves, ils seront répartis entre les deux sites en fonction de leurs projets universitaires.

Les bâtiments devraient être construits sur un terrain de 9 000 m2, proche de la station de métro Echat et de l’hôpital Henri Mondor.

L’objectif de la direction de l’école est d’accueillir 9 000 à 10 000 étudiants sur ses deux sites, Créteil permettant d’en absorber environ 3 000. L’établissement devrait pouvoir ouvrir à la rentrée 2010 avec une première promotion de 400 à 500 élèves. Le coût de la construction devrait atteindre entre 35 et 45 millions d’euros et les frais de fonctionnement annuels sont estimés à 20 millions d’euros.

Ce Sciences-Po bis ne sera pas un Sciences-Po de banlieue, au rabais. Il sera de plein exercice, avec un premier et un deuxième cycles.

Il accueillera donc les mêmes élèves que celui de Paris puisque le concours d’entrée sera unique.

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