SOS bizutage lance une campagne de boycott des week-ends d’intégration

vendredi 31 août 2007

L’association SOS bizutage a lancé sa campagne annuelle de rentrée pour encourager les étudiants de première année à "boycotter les week-ends d’intégration", qui peuvent être prétexte à des humiliations et des maltraitances, a-t-elle annoncé jeudi à l’AFP.

"Nous lançons une campagne sur le thème du boycott des week-ends d’intégration : si les étudiants veulent absolument y aller, qu’ils demandent s’il est possible de faire venir des journalistes, à n’importe quel moment du week-end", a expliqué à l’AFP Jean-Claude Delarue, président de SOS bizutage.

"Si les associations étudiantes organisatrices acceptent, il y a de bonnes chances pour qu’aucune séance de bizutage ne soit prévue, dans le cas contraire, c’est qu’il existe un danger", a-t-il ajouté.

Il a précisé qu’il était "impossible d’établir des statistiques" sur la réalité des bizutages mais que, depuis la loi de Ségolène Royal interdisant les pratiques humiliantes et maltraitantes en 1997, "ça a globalement baissé".

"Il existe encore des poches de résistance", a-t-il néanmoins prévenu, en soulignant la nécessité de faire "des actions de prévention". Ces poches de résistance apparaissent le plus souvent dans les facs de médecine, dentaire, pharmacie, et dans les petites écoles de commerce et d’ingénieur, selon M. Delarue.

"Ils attrapent les jeunes pendant un ou deux jours, dans un lieu éloigné de leurs familles, où l’alcool coule à flots et il se passe ce qui se passe", a détaillé ce responsable associatif.

Des informations sont disponibles sur le site internet sos-bizutage.com et un numéro d’urgence est ouvert au 06.60.29.43.76.

VOIR EN LIGNE : Dépêche VousNousIls du 29 août 2007



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