Loi universités : "inquiétudes extrêmement fortes" des étudiants de l’Unef

vendredi 27 juillet 2007

Le syndicat étudiant Unef a affirmé jeudi que "les inquiétudes des étudiants" demeuraient "extrêmement fortes quant aux conséquences" du projet de loi sur l’autonomie des universités adopté mercredi à l’Assemblée.

"Malgré les quelques avancées du débat" à l’Assemblée (après une première adoption du texte le 12 juillet au Sénat), "les inquiétudes des étudiants demeurent extrêmement fortes quant aux conséquences" d’un texte qui est "en deçà des besoins des universités et des étudiants", écrit-il dans un communiqué.

Il "regrette" notamment que le gouvernement ne se soit pas engagé à "mettre en place une loi de programmation budgétaire pluriannuelle ainsi qu’un plan pluriannuel de recrutements".

"Alors que 13 milliards d’euros viennent d’être consentis dans des exonérations fiscales, le gouvernement n’a pas déboursé un centime pour les étudiants et les universités", dit-il.

"Seul un engagement d’ampleur en moyens financiers et humains permettra d’éviter un désengagement politique et financier de l’Etat et la mise en place d’un enseignement supérieur à plusieurs vitesses", avertit-il.

L’Unef "exige que de nouveaux garde-fous soient adoptés en commission mixte paritaire" (CMP, 7 députés, 7 sénateurs) prévue le 1er août.

Parmi les "avancées" obtenues à l’Assemblée, le syndicat salue le fait que les députés soient "revenus sur l’amendement inacceptable des sénateurs qui associait (des) personnalités extérieures à l’élection du président" de l’université.

Il se félicite aussi que "l’obligation de définir un plafond maximal de contractuels" ne soit pas réservée qu’aux seuls enseignants chercheurs, mais aussi aux personnels administratifs et techniques.

VOIR EN LIGNE : Dépêche VousNousIls du 26 juillet 2007



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