Service minimum : la FSU apporte son soutien aux rassemblements du 31 juillet

vendredi 27 juillet 2007

La FSU a annoncé vendredi qu’elle apportait "son soutien aux rassemblements" lancés par sept fédérations de cheminots le 31 juillet contre la loi sur le service minimum, affirmant qu’il s’agira d’une "première étape de mobilisation".

Sept fédérations (CGT, CFDT, FO, CFTC, Sud-Rail, Unsa et Fgaac) ont appelé jeudi les cheminots à "participer massivement" à des "initiatives unitaires" contre la loi sur le service minimum le 31 juillet dans toute la France, au moment où le texte sera discuté à l’Assemblée nationale (à partir du 30 juillet).

Un rassemblement aura notamment lieu à 14H30 devant l’Assemblée nationale à Paris.

"La FSU apporte son soutien aux rassemblements du 31 juillet qui se tiendront un peu partout en France, et notamment à Paris devant l’Assemblée Nationale, premières étapes d’une mobilisation que la FSU souhaite la plus unitaire et la plus massive possible", notamment à l’automne, écrit la FSU dans un communiqué.

"François Fillon a explicitement confirmé une possible extension (du service minimum, NDLR) à l’ensemble du service public, et notamment à l’Education Nationale, donnant ainsi une légitimité aux inquiétudes exprimées par l’ensemble des organisations syndicales (...) face à une telle volonté de restreindre par la loi l’exercice d’un droit constitutionnel", ajoute-t-elle.

"Même si, depuis, plusieurs voix officielles ont tenu à expliquer que cette question +n’était pas d’actualité +, elle reste néanmoins posée", ajoute-t-elle.

La FSU proteste contre la disposition du projet de loi de service minimum dans les transports "qui obligerait les salariés à se déclarer gréviste 48 heures avant le déclenchement d’un conflit", estimant qu’il s’agit d’"une grave remise en cause de la liberté de chacun d’user du droit de grève".

Mercredi, cinq fédérations de l’Education, dont la FSU, ont appelé à "réunir les conditions d’une mobilisation de grande ampleur" à l’automne, pour protester notamment contre les milliers de suppressions de postes annoncées pour 2008.

Mardi, François Fillon a déclaré que le service minimum dans les transports pouvait servir de "modèle pour être étendu dans d’autres secteurs, dont l’Education nationale".

Le lendemain, mercredi, Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, a semblé vouloir faire marche arrière en affirmant qu’"il n’y a pas, à ce stade, de projet en préparation devant le Parlement (...) autre que celui sur les transports".



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