Unsa-Education : pas de collectif budgétaire pour les profs, selon Darcos

mercredi 30 mai 2007

La fédération Unsa-Education, deuxième fédération de l’Education reçue mardi par Xavier Darcos, a regretté que celui-ci ait laissé entendre qu’il n’y aurait pas de collectif budgétaire pour rétablir les milliers de postes d’enseignants supprimés à la rentrée.

"Le ministre n’envisage que l’attribution d’heures supplémentaires pour combler le déficit de 3.058 postes supprimés par le précédent gouvernement", par le biais notamment des décrets Robien dont la profession réclame l’abrogation et sur lesquels M. Darcos a été "prudent", a expliqué l’Unsa dans un communiqué à l’issue de sa première rencontre avec le ministre.

Ces décrets, qui allongent le temps de travail de certains enseignants et instaure la possibilité pour les chefs d’établissement de les contraindre à enseigner dans deux matières, sont contestés depuis des mois par une intersyndicale représentant 99% des enseignants du second degré.

"Le coût devra être assumé sur les ressources propres de l’Education nationale donc en heures supplémentaires", a précisé à l’AFP Luc Berille, secrétaire général du syndicat des enseignants (SE-Unsa).

Selon lui, M. Darcos "a bien compris que ces décrets avaient tendu l’atmosphère et que pour faire quelque chose avec les enseignants du second degré, il fallait enlever cette épine que le ministère s’était mis dans le pied".

Le ministre devrait donc toucher aux textes mais M. Berille n’a pas jugé "clair" que cela passe par "une annulation complète" des textes ou par "un signal partiel" à la communauté éducative.

Une chose est sûre en revanche, a-t-il poursuivi, le ministre a "mis ces textes dans un cadre plus global d’un grand chantier sur le métier enseignant, les carrières, les rémunérations". Le calendrier s’étendrait sur une dizaine de mois avec une première réunion avant l’été et des propositions d’évolution au printemps.



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