Décret sur les décharges des enseignants : "mépris" et "provocation" (syndicats)

mercredi 14 février 2007

Les secrétaires généraux de la FSU et du Sgen-CFDT ont respectivement qualifié mardi de "mépris" et de "provocation" la parution au Journal officiel du décret supprimant les décharges de certains enseignants, entrainant un allongement du temps de travail sans contrepartie.

"C’est de la provocation et cela implique une poursuite de l’action. Je ne pense pas que la parution au JO soit décourageante (pour poursuivre la lutte, ndlr), je pense que cela va exaspérer nos collègues. En termes de dialogue social, ce n’est pas très positif", a déclaré à l’AFP Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU, majoritaire dans l’éducation.

Pour le Sgen-CFDT, "l’obstination du ministre de l’Education Gilles de Robien est révélatrice du mépris qu’il manifeste envers les enseignants", a déclaré à l’AFP Jean-Luc Villeneuve, secrétaire général du Sgen-CFDT.

"Sans la moindre concertation, ignorant le refus unanime -fait suffisamment rare pour être mentionné- de toutes les organisations syndicales, dédaignant les fortes mobilisations, il passe, une fois de plus, en force et aggrave les conditions de travail des personnels du second degré" a ajouté ce syndicat dans un communiqué.

Les cinq fédérations de l’Education (FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education) réunies lundi soir ont appelé dans un communiqué commun à "amplifier les actions" pour dénoncer les suppressions de postes et un décret sur leur temps de travail.

Le décret supprimant des décharges horaires pour les enseignants du secondaire et créant la "mention complémentaire" pour encourager l’enseignement d’une seconde matière (bivalence) est paru mardi au Journal officiel.



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