Pour de nombreux élèves, l’apprentissage reste peu satisfaisant (Credoc)

vendredi 2 février 2007

L’apprentissage satisfait peu les élèves, surtout ceux qui travaillent dans la restauration, car leurs conditions de travail sont jugées difficiles tant en matière d’encadrement que de salaire, révèle jeudi une étude du Credoc.

Dans cette étude menée auprès de 750 jeunes, dont 312 collégiens de 3e de 12 collèges différents, et 407 jeunes préparant un bac professionnel dans 25 établissements, l’apprentissage apparaît comme un véritable "choix par défaut".

"Les élèves de 3e associent essentiellement l’apprentissage aux métiers ouvriers. Seul un élève sur dix estime que l’apprentissage lui offrira les meilleurs chances d’obtenir son diplôme", analysent les auteurs de ce rapport.

Les différentes enquêtes auprès des collégiens et lycéens pour cette étude montrent que "l’apprentissage n’a pas, auprès de nombreux élèves, l’image d’une voie qui conduit à la réussite professionnelle et beaucoup s’en détournent".

Le secteur de la restauration est jugé le plus difficile, face au bâtiment. Par exemple, 31% des lycéens en bac professionnel jugent leurs conditions de travail "insatisfaisantes", contre 19% dans le bâtiment, tandis que 82% font plus d’heures que prévu dans la restauration, contre 59% dans le bâtiment.

Côté salaire, 59 % des interrogés estiment que leur rémunération ne correspond pas au travail fourni.

Enfin, le rapport estime que le contenu de la formation au collège ou au lycée devrait être "amélioré" et que "les entreprises devraient s’impliquer davantage dans leur mission de formation des apprentis".

Les effectifs de l’apprentissage ont fortement augmenté ces dernières années, passant de 290.000 en 1995 à 360.000 en 2003. Les pouvoirs publics ont fixé en 2005 un objectif de 500.000 apprentis en 2009.


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