Selon le gouvernement tout irait pour le mieux…

mercredi 3 janvier 2007
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Après le départ peu glorieux de ses prédécesseurs, Gilles de Robien est arrivé à L’Éducation nationale avec une image de "pragmatique bienveillant". Mais le masque est vite tombé, il attaque sur tous les fronts et nous savons maintenant que c’est un ministre qui continue avec autant de volonté, à détruire l’Éducation nationale, comme ses deux prédécesseurs.

Leur œuvre commune : une politique rétrograde, des discours simplistes sur la lecture en contradiction avec les instructions signées quelques semaines auparavant, la note de vie scolaire au mieux inutile, au pire dangereuse, dont la grande majorité de la communauté scolaire demande l’abandon, la suppression massive de postes, la disparition des surveillants, le s’abordage des ZEP, la décentralisation avec un vrai transfert de charges et un désengagement de l’État. L’enseignement des langues, de plus en plus d’enseignants sont habilités mais aucun projet cohérent en élémentaire ni continuité au collège. Dernier front ouvert par le ministre : une réforme du service des enseignants qui répond à une logique comptable à court terme, aggravant les inégalités, précarisant le métier d’enseignant ayant pour conséquence la dégradation de la qualité du service public. Procéder de manière autoritaire au retrait des heures de décharge en supprimant les options et mettant en danger l’UNSS, avec la mise en place d’une bivalence sans signification pédagogique relève de la provocation pure et simple !

En cette période électorale, certains candidats rivalisent de fausses bonnes solutions, et notamment concernant la carte scolaire, ne nous laissons pas abuser. Supprimer la carte scolaire conduirait à l’aggravation des inégalités et à l’éclatement de l’école publique. Qui peut croire que la loi de l’offre et de la demande conduirait naturellement à une meilleure répartition des élèves ? Qui peut croire que les parents, les jeunes choisiraient réellement leur école ? Nous savons déjà comment cela se passe pour l’affectation en seconde ! Cela n’est qu’un leurre, l’habillage d’une politique au service des plus favorisés.
L’alternative est claire : relancer la démocratisation de l’éducation ou persister dans le sillon tracé par MM. Fillon et Robien, en le creusant davantage comme le préconise le Ministre de l’intérieur, grand expert en expulsion de familles et de jeunes sans papiers
Pour la FCPE 94, l’éducation et la formation doivent devenir une priorité nationale.

Le Service Public de l’Education a été durement attaqué, par des contre-réformes libérales. Pour faire réussir partout, tous les jeunes, il faut nous donner les moyens d’un grand service public national, laïque de l’éducation, fondé sur la gratuité réelle de la maternelle à l’université.

Il faut abroger la loi Fillon. Le socle commun, l’"apprentissage junior", les lois et dispositifs qui consacrent le renoncement éducatif et le tri social doivent disparaître. La démocratisation du système éducatif doit être mis en chantier, fondé sur le droit de chacun à accéder à l’éducation, la lutte contre les inégalités scolaires et territoriales, la gratuité, la laïcité et une réelle mixité sociale.

Nous vous souhaitons une bonne année à tous et que 2007 soit l’année de l’école de la réussite pour tous !

Alain BUCH

Président du CDPE


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