Lycée - Réforme du lycée : acte 3 d’une réforme catastrophique

vendredi 17 août 2012
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La dernière année de la réforme du lycée se met en place à la rentrée. Les effets dévastateurs ont été visibles lors de la rentrée 2012 avec la disparition de l’histoire en terminale S et la suppression de certaines options peu choisies. En parallèle, les lycées professionnels n’ont pas été épargnés : la réforme du BEP a en effet conduit trop d’élèves à l’échec. Dans la voie technologique, les modifications de programmes prévues sous le gouvernement précédent s’apparentent à du bricolage où fusionnent certaines séries. La disparition de dédoublement en travaux dirigés, en langues vivantes, sont les conséquences de cette politique.

Les premières annonces du nouveau gouvernement, comme le retour de l’histoire en terminale, sont un début mais les créations de postes ne reviennent en rien sur les saignées successives en suppressions de postes subies par les lycées ces dernières années.

La loi d’orientation annoncée par le gouvernement devra intégrer cette donnée fondamentale pour la réussite de tous les élèves. Les classes passerelle entre l’enseignement professionnel et technologique doivent être remises en place, les postes supprimés restitués. Le retour des mathématiques en 1ere L, le retour de l’épreuve d’histoire en terminale sont des nécessités pour permettre aussi au lycée de retrouver une cohérence dans les apprentissages. Au-delà des questions d’apprentissage, n’oublions pas la nécessité des postes d’assistants d’éducation, de médecins et infirmiers scolaires, qui sont aussi la cheville ouvrière de la réussite au lycée.

Oui, une vraie réforme du lycée est nécessaire mais elle ne se fera pas sans moyens humains et financiers importants… C’est un enjeu de société car en 2025, les sociétés post-industrielles auront besoin de davantage d’étudiants formés à bac+3, et la France ne doit pas rater ce virage.