Edito. l ’école et les parents

mardi 9 mars 2010
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U moment de la préparation de la rentrée 2010, plusieurs agressions dans des
lycées val-de-marnais ont montré les limites de la politique de suppressions
massives de postes dans l’Education nationale. A Darius Milhaud (Le Kremlin
Bicêtre), à Chérioux (Vitry), à Apollinaire (Thiais), trois lycées où enseignants, personnels,
lycéens et parents se sont mobilisés pour dénoncer le manque de moyens humains
(assistants d’éducation, assistants sociaux, infirmiers, médecins,..) et l’inefficacité des
réponses sécuritaires (vidéosurveillance, portiques…).
Pourtant, si le Rectorat et le ministère ont
concédé quelques miettes, ils restent
sourds au raz le bol exprimé par la
communauté éducative. Après 13 500
postes supprimés en 2009, ce sont 16 000
nouvelles suppressions de postes qui sont
prévues à la rentrée, de la maternelle au
lycée ; Dans notre département, ce sont 20
postes en moins dans les collèges pour
près de 400 élèves supplémentaires. Les
conséquences seront désastreuses : taux
d’encadrement réduit, concurrence
exacerbée entre élèves et entre
établissements, inégalités scolaires et
territoriales renforcées. La réforme du lycée,
effective dès la rentrée pour la seconde,
s’inscrit dans cette même logique, justifiant,
malgré l’enrobage, les restrictions
croissantes. La FCPE 94 s’y oppose
fermement et appelle à manifester le 12
mars prochain pour une autre politique
éducative (voir ci-dessous).

Ali Aït-Salah, vice-président de la FCPE 94


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