Rythmes scolaires et droit à la réussite pour tous 4,5 jours d’école par semaine Retour du samedi matin et de 26h d’enseignement pour TOUS !

jeudi 5 février 2009
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La FCPE Val-de-Marne s’est toujours opposée aux mesures d’organisation de la semaine scolaire qui ne prendraient pas en compte le rythme des enfants, leurs besoins, l’organisation familiale et sociale.

Les rythmes scolaires ne peuvent en effet se réfléchir sans y intégrer les ambitions d’une école publique. Laïque, gratuite et solidaire, une école offrant une culture commune de haut niveau et des conditions propices à la réussite de tous les élèves, pour former les citoyens de demain.

Ainsi, dés l’origine du projet, elle s’était fermement opposée à la mise en place de la semaine de 4 jours et à la suppression du samedi matin et elle était bien seule.

Elle se prononce donc pour une semaine scolaire organisée sur 4,5 jours avec le samedi matin travaillé et exige le retour des 26 heures nécessaires d’enseignement, répondant mieux aux rythmes des enfants et aux conditions de la réussite de tous !

Si le projet de 4,5 jours avec le mercredi matin permet un meilleur étalement de l’école sur la semaine, il maintient la logique de rupture du week-end difficile pour les enfants, remet en cause l’accès à des activités périscolaires indispensables (sport, centre de loisirs) et bouleverse l’organisation familiale.

Le samedi matin est un temps d’école essentiel
Comme le confirment nombre de spécialistes et de chercheurs, la semaine de 4 jours n’apporte pas d’amélioration sur les pratiques de l’enseignement, ni sur le confort de la vie de l’enfant, au-delà de celui pour les adultes du samedi libre.

Bien au contraire, cette organisation, appliquée depuis la rentrée 2008, néglige l’intérêt de l’enfant et renforce les inégalités.
Elle a conduit une réduction de 2 heures d’enseignement de 26 à 24h (soit 3 semaines par an), sans régler le problème de la journée trop longue, mal organisée et alourdie par la mise en place des nouveaux programmes. Et les 2h d’aide individualisée l’allonge davantage pour les élèves en difficulté, sans apporter de vraie réponse. Or, ces élèves n’ont besoin de moins d’école mais de mieux d’école pour réussir, avec un soutien dans le cadre du temps scolaire.

Elle a conduit aussi à la suppression du samedi matin dont les conséquences négatives sont nombreuses :

- Rupture de 2 jours de week-end dans la semaine rendant l’adaptation le lundi matin, voire après midi, encore plus difficile,
- Disparition d’un moment essentiel de rencontre entre parents et enseignants, direction et entre parents, pour échanger sur la scolarité, sur l’école. Un temps essentiel pour la vie et la participation des associations de parents d’élèves. C’est un rôle de lien social de l’école qui disparaît.
- Renforcement des inégalités entre ceux pour qui ce samedi libre est synonyme d’accès à la culture, aux loisirs et à l’art et ceux qui, hors structures collectives (municipales, associatives…), n’ont pas les moyens d’y accéder.
Or, la proposition de mise en pace, dés 2009, d’une semaine scolaire de 9 demi journées avec le mercredi matin travaillé, risque d’aggraver encore ces effets négatifs :

Coupure du mercredi amputée réduisant les possibilités d’activités culturelles, sportives, de loisirs et de détente,

Fin de la classe à 15h45 alors que l’attention des élèves connaît un pic vers 16h et qu’ils sont alors encore plus disponibles pour les apprentissages

Quel accueil des enfants après 15h45 ? (dans quelles conditions ?) et combien d’enfants livrés à la rue ?

Toute modification des rythmes scolaires ne peut se mettre en place sans considérer les conditions familiales et sociales et sans y intégrer un projet ambitieux pour l’école publique.

Aujourd’hui, Xavier Darcos instrumentalise cette question pour tenter une nouvelle fois de diviser la communauté éducative et de jeter un voile sur ses réformes néfastes pour le service public d’éducation.
La FCPE Val-de-Marne demande pour l’intérêt de l’enfant, le retour au samedi matin et de 26 Heures d’enseignement pour tous les élèves

Vitry S/Seine, le 5 février 2009