Suppression de postes : Xavier Darcos mis au piquet

mercredi 26 mars 2008
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Plusieurs syndicats d’enseignants, dont le SNES-FSU, principal syndicat des collèges et lycées, de l’académie de Créteil ont lancé un appel à la grève pour la journée de jeudi contre ces suppressions de postes. Cette académie, qui couvre le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne, scolarise environ 850.000 élèves, dont 384.000 dans les collèges et lycées.

Le syndicat lycéen Fidl a de son côté appelé les lycéens franciliens, à participer à une nouvelle manifestation, jeudi à Paris, pour protester contre les suppressions de postes d’enseignants prévus pour la rentrée prochaine. L’avenir que dessine le plan Darcos est sombre, selon la Fidl : "les lycéens vont subir les conséquences de ces suppressions : classes surchargés, profs et options supprimés etc."

Environ 2000 lycéens et enseignants avaient déjà manifesté le 20 mars dans le quartier latin à Paris. La journée de jeudi devrait être marquée par des manifestations également à Marseille et Lyon.

Vendredi, une centaine de personnes, enseignants, élèves et parents d’élèves du lycée Voltaire de Paris ont manifesté devant le rectorat, dans le XXe arrondissement, pour "dire non aux suppressions des postes". Huit en l’occurence dans l’établissement parisien, plus un poste de CPE et un de surveillant. Le lycée a voté la grève, de mardi à jeudi.

La veille, deux cents enseignants avaient manifesté à Mantes-la-Jolie (Yvelines) pour exprimer leur mécontentement, en déposant une bougie par heure de cours supprimée.

Par ailleurs deux réformes sensibles, celle du lycée et par là-même l’"évolution" du bac, ainsi que le "livre blanc" de la revalorisation du métier enseignant, promesse électorale de Nicolas Sarkozy, doivent être discutées dans les prochaines semaines. Quant aux premiers arbitrages budgétaires pour 2009, ils interviendront au mois de juin.

Plusieurs centaines de lycéens ont manifesté aussi en Seine-Saint-Denis, notamment à Bobigny et Drancy, tandis qu’une "marche pour l’éducation" a réuni plusieurs centaines de lycéens, parents et enseignants du Val-de-Marne. "Banlieue = classes fermées", proclamait une banderole.

La FSU a appelé à une manifestation nationale le 17 mai contre "la politique éducative du gouvernement".