Non à l’austérité pour l’éducation des jeunes

dimanche 23 mars 2008
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Depuis le retour des vacances scolaires de nombreux collèges et lycées se mobilisent contre les mesures drastiques de suppressions de postes.

Les élèves, les enseignants et les parents d’élèves, les personnels administratifs ont décidé massivement de manifester leur rejet de la dotation horaire qui prévoit la suppression de nombreux postes dans leur établissement scolaire.

Dans le Val-de-Marne, ce sont près de 250 postes d’enseignants dans les collèges et les lycées qui risquent de disparaître à la rentrée. Ces mesures sont la conséquence au niveau départemental de la suppression des 11 200 postes d’enseignants qui découlent des choix budgétaires et de la politique éducative mise en place par le gouvernement. Elles sont le prélude à la suppression massive de 20 000 postes par an pour les quatre prochaines années.

Dans les écoles maternelles et primaires, l’annonce en Val de Marne de la disparition de 38 postes dédiés au soutien et à l’apprentissage de la lecture dans les écoles ZEP est inacceptable.

Ces mesures accompagnent également l’instauration d’une formation bac professionnel en trois ans au lieu de quatre, à la fermeture de sections de BEP qui sont pourtant aujourd’hui reconnues comme des formations diplômantes, qualifiantes et préparatoires aux bacs professionnels pour les jeunes.

La baisse des moyens d’enseignement aggravera une nouvelle fois les conditions de travail et d’étude pour les jeunes Val-de-Marnais et rendra encore plus difficiles les conditions d’enseignement pour les personnels, véritable remise en cause des moyens attribués aux établissements qui en ont le plus besoin.

Ces choix qui contribuent à financer les déductions d’impôts en faveur des contribuables les plus fortunés sont intolérables et contraires à la logique et aux besoins d’avenir.

Cela produit une colère légitime des jeunes, de l’ensemble de la communauté éducative et plus largement de tous les Val-de-Marnais auxquels je tiens à m’associer entièrement.

Je regrette et m’élève une nouvelle fois contre le fait que l’Etat, par les mesures annoncées, aille à l’encontre de la nécessité de favoriser la réussite de tous. C’est pourquoi avec la majorité départementale et aux côtés des acteurs et partenaires de la communauté éducative Val-de-Marnaise, aux côtés des jeunes, je demande expressément au gouvernement d’abandonner tout projet de fermetures de postes ou de classes en Val-de-Marne.

Christian FAVIER
Président du Conseil général du Val-de-Marne

Créteil, le vendredi 21 mars 2008


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