CTPA du 17 janvier : les représentants de la FSU et des autres organisations syndicales ont refusé de siéger

vendredi 25 janvier 2008
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Depuis le début du mois de novembre, le rectorat a entrepris la généralisation des bac pro 3 ans en remplacement des BEP dans l’académie, conformément à la circulaire du ministère le 29 octobre. Avec toutes les organisations syndicales du second degré de l’académie, les syndicats de la FSU (Snuep, Snes, Snep) se sont donc réunis le 5 décembre et ont décidé d’un appel commun et d’une pétition s’opposant à la généralisation des Bac Pro 3 ans. L’intersyndicale a faite sienne la demande d’audience faite par la CGT dès le 27 novembre, et a été reçue par le Recteur le 19 décembre. Alors que sous la pression, le ministre Darcos avait révisé à la baisse ses projets (qui devaient mener à la disparition totale des sections de BEP à la rentrée 2009), le cap semblait maintenu à Créteil et le recteur annonçait la transformation de près de 140 BEP.

Dans le même temps, la dotation ministérielle supprime 637 emplois d’enseignants dans le second degré, 29 emplois administratifs, 10 postes d’étudiants surveillants dans notre académie. Ces 637 suppressions sont d’autant plus inquiétantes qu’elles s’ajoutent aux 1046 suppressions depuis 2003. Certes le nombre d’élèves diminue dans notre académie de 1,4% mais ce sont plus de 2,2% des postes existants qui sont supprimés ! Ces suppressions successives imposées à l’éducation nationale dans notre académie, semblent tout ignorer des difficultés qu’elle y rencontre et de ses spécificités : l’importance du nombre d’élèves en éducation prioritaire, les résultats aux examens... Comment les accepter, alors que depuis des mois, le rectorat est incapable de faire face aux besoins des établissements ? En personnels enseignants, d’éducation, de surveillance, d’administration, de santé, d’orientation, notre académie est aujourd’hui exsangue !

Le rectorat va communiquer à tout crin, et tenter de minimiser les suppressions : sur les 637 suppressions, 253 « équivalent temps plein » sont rendus à l’académie en heures supplémentaires. C’est certainement cela, la revalorisation salariale promise par le président de la république...

Pour toutes ces raisons, nous avons décidé, avec les représentants des autres organisations, de ne pas siéger au CTPA convoqué le 17.

Nous continuons, avec l’intersyndicale académique du second degré à exiger la suspension des transformations de BEP, préparées dans la plupart des établissements sans concertation avec les personnels. Le premier gage de la volonté qu’affiche le recteur de discuter, c’est de rendre publique la liste des transformations envisagées et de présenter un bilan écrit de l’expérimentation menée jusqu’à présent dans l’académie.

Notre seconde revendication porte évidemment sur les suppressions de postes : les élèves de Créteil méritent autre chose, et nous refusons que la seule réponse à ce besoin d’éducation soit la fuite vers Paris ou le repli vers l’enseignement privé.


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