Service minimum : chronique d’un échec annoncé

vendredi 25 janvier 2008
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La FCPE demande au ministre de renoncer à un dispositif qui transfère la responsabilité de l’Education nationale sur les municipalités, qui n’est pas en mesure d’assurer l’égalité entre les enfants, et qui renonce au principe de gratuité alors que les enfants sont sous régime scolaire. Cette mesure complique davantage la vie des parents au lieu de la simplifier.

La FCPE constate que la mise en place du service minimum dans les écoles ne s’est pas traduite par un engouement ni des mairies ni des parents d’élèves.

Il apparaît que le nombre d’enfants accueillis est ridiculement faible au regard de la population concernée.

Un certain nombre de dysfonctionnements dans la mise en oeuvre est d’ailleurs apparu :

- des communes ont assuré un service payant pour les familles (le coût pour les municipalités étant supérieur à la subvention allouée par l’Etat),

- d’autres, arguant le manque de places dans les centres de loisirs ou le manque d’animateurs ont sélectionné les enfants accueillis,

- la restauration n’était pas toujours assurée et les parents ont dû fournir – à la dernière minute- le repas à leurs enfants,

- parfois, le centre d’accueil était fermé entre midi et 14 heures,

- certains enfants ont été confiés à des personnels municipaux ou associatifs non habilités pour garder des enfants et cela au mépris de la législation.

Au final ce sont bien les enfants qui trinquent !

Pour la FCPE, cette expérimentation est la preuve que les parents d’élèves ne confondent en aucun cas garderie et école.

Les difficultés de gestion du ministère ne sont-elles pas la conséquence des 10 000 postes supprimés en deux ans et des 11000 prévus pour septembre 2008 ?

Monsieur le ministre,

Les parents vous ont écouté et répondu.

Ecoutez-les !

Rétablissez-les postes, remplacez-les enseignants absents, pas les grévistes !

Errare humanum est, perseverare diabolicum !!!!