La mobilisation paye :

lundi 24 décembre 2007
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La salle était comble cet après-midi au TGI de Bobigny. Des citoyens, des parents d’élèves, des enseignants, des élus, des militants du RESF étaient venus soutenir Roland RAKOTOARIVELO, qui comparaissait pour refus d’embarquement après 32 jours de rétention, durée légale maximum. Ce père de famille malgache, dont les deux enfants sont nés en France, élu FCPE au conseil d’école de sa fille, a été arrêté le 20 novembre, jour où l’on célébrait la Convention internationale des droits de l’Enfant, si peu respectée par le gouvernement et le ministre de l’Identité nationale.

La plaidoirie de Maître Paola GARBONI a fait valoir le droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme. Les juges, tout en le reconnaissant coupable du refus d’embarquement, ont décidé de le libérer en ajournant l’audience au 22 septembre 2008 pour, ont-ils dit, permettre à Roland et à son épouse de déposer une nouvelle demande de régularisation. C’est donc un camouflet pour le ministre de la Chasse à l’Enfant et le préfet du Val-de-Marne. L’acharnement à s’approcher des 25 000 expulsions d’ici 8 jours s’est heurté à la mobilisation citoyenne et à la lucidité des juges de Bobigny.

Dans le Val-de-Marne, le RESF ira réclamer à la préfecture, le 11 janvier à 18 heures, un titre de séjour pour MME et M. RAKOTOARIVELO, ainsi que pour les autres victimes de la politique du chiffre, et l’abandon de la construction du centre de rétention de Villeneuve-le-roi, conçu pour 140 places, dont certaines réservées à l’enfermement des enfants. Le 19 janvier c’est dans toute la France que nous dénoncerons les centres de rétention et la honteuse directive européenne qui les promeut.

Ce soir Roland a pu embrasser les siens. Ses enfants fêterons Noël avec le meilleur cadeau qu’ils espéraient : le retour de leur papa.
Vitry, le 24 décembre 2007


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