Pour un Service Public Maximum dans l’Éducation nationale !

jeudi 13 décembre 2007
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X. Darcos vient d’annoncer à grand fracas médiatique sa volonté d’instaurer un service minimum d’accueil dans les écoles, les jours de grève, sous la responsabilité des collectivités locales.

Après l’annonce du retrait de deux heures hebdomadaires d’école, sans aucune concertation, de la suppression de 11 200 personnels de l’éducation nationale en 2008, et le recentrage de l’école sur un socle commun de plus en plus restreint, la volonté du ministre de transformer l’école publique en service minimum ne faisait, de toutes façons, plus aucun doute.

Dernièrement, la suppression d’une année d’enseignement pour les baccalauréats professionnels (bac pro en 3 ans au lieu de 4), qui annonce la disparition de nombreux BEP qualifiants, au profit d’une vague certification, s’inscrit dans ce même esprit.

La question de l’accueil quotidien des élèves dans les établissements scolaire mérite mieux que ce genre de projet démagogique.
La réalité est que la très grande majorité des enseignements non effectués est le fait des carences de l’administration, due à une volonté politique d’abaisser le niveau de service de l’éducation nationale. Celle-ci s’exprime notamment par les suppressions des poste de titulaires sur zone de remplacement, conduisant au non remplacement des enseignants en congé maladie, en formation, accompagnant des sorties scolaires ou convoqués en réunion. Mais également par les affectations tardives, le recrutement difficile de personnels précaires, faute de titulaires disponibles...

Alors que le ministre s’illustre en voulant utiliser le "trésor de guerre" des heures de grève retenues sur le salaire des enseignants en le donnant aux communes pour financer des heures de gardes d’enfant, la suppression de 2 heures hebdomadaires à elles seules, équivalent à 12 jours d’école supprimés pour chaque élève du premier degré, soit l’équivalent d’une grève bien suivie de plus de trois semaines chaque année !

Dans le premier degré, les parents sont d’ailleurs souvent appelés à garder leurs enfants lorsque les enseignants ne sont pas remplacés. Le problème ponctuel posé par les grèves relève du dialogue social entre l’état employeur et ses employés. En reportant le problème sur les collectivités locales, X. Darcos tente de dégager sa responsabilité dans les conséquences des conflits avec les enseignants vis à vis de l’opinion publique.

Pour la FCPE 94, l’école publique mérite le service maximum tous les jours.


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