Non à la semaine de 4 jours

mardi 23 octobre 2007
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Après la suppression de la sectorisation, la mise en place d’un service minimum et la remise en cause du collège unique, le ministre de l’Education nationale annonce la mise en place de la semaine de quatre jours par la suppression de l’école le samedi matin pour la rentrée 2008.
Cette mesure est contraire à l’intérêt de l’enfant et aggravera les inégalités sociales.

Les parents d’élèves de la FCPE du Val de Marne s’opposent à une telle décision prise sans concertation.

- Elle conduit à une réduction du nombre d’heures de classe.
- Elle ne règle pas la question des journées trop longues et mal organisées : sans politique d’accompagnement, une semaine de 4 jours « secs » ne fera qu’accentuer les effets perturbateurs du week-end sur l’adaptation à la situation scolaire, habituellement ressentis par certains enfants le lundi.

- Le samedi est un moment privilégié pour rencontrer les enseignants et parler des difficultés de son enfant. C’est notamment vrai pour les parents séparés, divorcés et les familles recomposées pour lesquels on justifie la mesure. C’est aussi un moment important pour la vie et l’intervention des associations de parents d’élèves à l’école.
- Par ailleurs, la coupure du mercredi permet un nombre d’activités importantes par le biais des centres de loisirs et des clubs sportifs qui auraient peu de chance de se poursuivre si les cours étaient reportés au mercredi matin.
- Enfin, il est paradoxal de justifier la suppression du samedi pour le temps familial, alors que l’on fait la promotion du travail du dimanche pour les salariés.
La suppression du samedi par la diminution du nombre d’heures de cours va aggraver les inégalités.
Les enfants ont besoin de « mieux d’école » et surtout pas de « moins d’école ». Apprendre et pratiquer toutes les activités nécessaires à la culture commune fondamentale (3 heures de sport, technologie de l’information, langue vivante étrangère, sciences, art, culture, histoire, géographie, sans oublier les fondamentaux du lire, écrire, compter et raisonner…).
En diminuant le nombre d’heures de cours, l’enseignement de l’ensemble des matières ne pourrait plus être assuré, ouvrant la porte à une marchandisation du créneau du samedi, avec « punition soutien scolaire » pour les uns et cours privés complémentaires pour les autres ! ou encore télé et pieds de cité pour les uns, musées et théâtre pour les autres.

Nous refusons cette évolution vers une école marchande où seules les familles ayant les moyens auraient la possibilité d’accéder à l’ensemble des savoirs.

Nous nous opposons à une mesure démagogique qui sert à justifier, a posteriori, la réduction dramatique du nombre de postes d’enseignants.

La FCPE 94 invite à un grand débat : Mardi 23 octobre à 19h30 à la Maison départementale des Syndicats Michel-Germa à Créteil. Elle continuera à agir contre les inégalités scolaires et sociales et la défense du service public d’éducation nationale

FCPE Val de Marne, le 3 octobre 2007


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