S’organiser pour réagir !

mercredi 6 juin 2007
popularité : 12%

Ainsi, les suppressions massives de postes d’enseignants, de surveillants, du personnel médico-social, bref, d’adultes se traduisent au quotidien par des classes surchargées, des violences non canalisées, des cours non assurés, des infirmières au compte-gouttes, des enfants fragiles laissés pour compte, des parents et des enfants sans-papier terrorisés, la loi sur les handicapés non appliquée, les instances de décision et de consultation (Conseil supérieur de l’éducation, Conseil départemental de l’Éducation nationale…) méprisées… La liste est longue et les parents le savent bien lorsque, tous les ans, ils manifestent, réclament, se mobilisent… qui pour l’ouverture d’une classe, qui pour un remplacement non assuré, qui pour des cours de langue non dispensés…loi Fillon, apprentissage junior, sans parler de l’avenir radieux proposé aux jeunes avec le CPE.

Dans son programme, Nicolas Sarkozy va encore plus loin. Il commence par dénier aux parents leur qualité de membres de la communauté éducative – avant de se rétracter maladroitement ; il prévoit la suppression de la carte scolaire en tentant de faire croire aux familles qu’elles choisiront leur école (et non les chefs d’établissement !) ; il met en cause l’école maternelle ; il programme la liquidation des ZEP au nom d’un bilan insatisfaisant au lieu de leur donner les moyens matériels et humains. Son projet de dépister à trois ans les futurs délinquants a fait dresser plus d’un cheveu sur les têtes. Il prévoit de réserver certaines filières à une élite qui peut les payer et d’instaurer la sélection à l’université . Il prône l’autorité et la loi du mérite. Il ne manque plus que le maître en blouse grise avec le bonnet d’âne ! Bref l’école de la régression, une école publique peu à peu dévalorisée, pour le plus grand bonheur des écoles privées et des groupes financiers à l’affût.
Les propositions de réformes de l’éducation ébranlent les fondements du système éducatif français, c’est la libéralisation du service public d’éducation.

Pour sa part la FCPE 94 s’opposera à toute mesure de régression sociale, elle s’opposera aux lois liberticides et tout passage en force des reformes.

On ne peut faire face aux difficultés sociales, à celles de la jeunesse sans investir massivement dans l’éducation.

Elle continuera d’affirmer sa solidarité avec les jeunes et les familles sans papiers, elle combattra les politiques sécuritaires et poursuivra son engagement pour des moyens à la hauteur des besoins pour l’éducation.
Les mois à venir seront décisifs dans l’Education nationale ; il nous faudra résister aux mauvais coups et nous organiser pour agir tous ensemble pour nos propositions. Le congrès de la FCPE 94 sera un moment de résistance, nous vous invitons à y participer nombreux !

Alain BUCH
Président CDPE 94