"Urgence" de renouveler les 50.000 emplois vie scolaire (syndicats)

jeudi 24 mai 2007
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Les deux principaux syndicats du primaire, le SNUipp-FSU et le SE-Unsa, ainsi que le Sien-Unsa (inspecteurs) ont affirmé mercredi qu’il y avait "urgence" à renouveler les 50.000 emplois vie scolaire (EVS) dont les contrats se terminent en juin.

Créés à la rentrée 2005, les emplois vie scolaire (EVS) sont des "emplois Borloo" rattachés au ministère du Travail. Ils s’adressent à des personnes sous-qualifiées en rupture avec le monde du travail, en général des RMistes, et qui signent un contrat d’avenir de 20 heures par semaine sur 10 mois.

50.000 EVS, dont 30.000 dans les écoles primaires, ont ainsi été créés pour épauler les directeurs d’école débordés, accueillir les élèves handicapés ou encore effectuer diverses tâches.

"Ils font, par leur présence et malgré la précarité de leurs contrats, la preuve de leur utilité. Rien n’a été organisé pour assurer la continuité des missions exercées par au moins 50.000 EVS dont les contrats se terminent le mois prochain", se sont inquiétés dans un communiqué le Se-Unsa et le Sien-Unsa.

Ils "en appellent au nouveau ministre de l’Education Xavier Darcos pour lever au plus vite les inquiétudes des personnels et des usagers de l’Ecole".

"EVS : Urgence", a de son côté affirmé dans un autre communiqué le Snuipp-FSU qui rappelle que ces EVS "participent au bon fonctionnement de l’école. Si la situation devait rester en l’état, ils se trouveraient au chômage après quelques mois de répit".

"A quelques semaines de la fin de l’année scolaire, le ministre de l’Education, lors d’une audience (mardi, ndlr) n’a donné à la FSU aucune réponse, repoussant à la fin juin une éventuelle décision gouvernementale", a ajouté le Snuipp-FSU.

Ce syndicat a organisé mercredi des rassemblements d’EVS dans plusieurs villes de France (200 personnes dans le Calvados, 100 en Loire-atlantique, 100 dans le Lot-et-Garonne, en Pyrénées-atlantiques, 150 en Haute-Vienne, selon ce syndicat).