LA QUALITE DE LA FORMATION DE VOS ENFANTS EN DANGER !!

samedi 10 mars 2007
popularité : 33%

Depuis 2003, 30 OOO postes de surveillants et 22 000 postes de professeurs ont été supprimés dans les collèges et les lycées. Pour la rentrée prochaine, 5500 nouvelles suppressions de postes sont prévues, dont 342 dans notre académie.
Dans quel but ? Réduire les dépenses de l’éducation nationale !
Qui va en payer les conséquences ? Les enfants !

Depuis 2003, 30 OOO postes de surveillants et 22 000 postes de professeurs ont été supprimés dans les collèges et les lycées. Pour la rentrée prochaine, 5500 nouvelles suppressions de postes sont prévues, dont 342 dans notre académie.
Dans quel but ? Réduire les dépenses de l’éducation nationale !
Qui va en payer les conséquences ? Les enfants !

Il va y avoir :
● Des classes plus chargées

● Moins de dédoublements de classes et d’aide pour ceux qui sont en difficulté

● Moins d’options et de sections

● Moins d’adultes pour assurer l’encadrement et la sécurité des élèves

Malgré l’opposition de tous les syndicats d’enseignants, le ministre veut également imposer à la rentrée une réforme du statut des professeurs, qui dégraderait la qualité de la formation de vos enfants : un professeur bivalent pourra être obligé d’enseigner une autre matière que celle pour laquelle il a été formé. Vous pourrez alors vous demander à juste titre : « le prof d’histoire de mon enfant a-t-il été formé pour enseigner l’histoire ? « 

Un professeur pourra être obligé de faire ses cours dans deux ou trois établissements à la fois,
parfois très éloignés les uns des autres : comment pourrons-nous être disponibles pour aider et
suivre sérieusement les élèves, travailler en équipe, rencontrer les parents ?

Le sport scolaire est également
attaqué.
De nombreuses heures
sont supprimées pour les
associations sportives, qui
permettaient pourtant aux élèves
de pratiquer un sport toute
l’année pour 15 euros, encadrés
par de vrais professionnels. Seules
les familles qui en auront les
moyens pourront alors inscrire
leur enfant dans un club de sport
privé pour 200 euros l’année et les
autres ne pourront plus faire de
sport ! La pratique d’une activité
sportive régulière est pourtant
essentielle pour tous les jeunes,
c’est aussi une question de santé
publique !

La situation est également très
inquiétante pour les langues
vivantes : les classes sont
surchargées et les élèves de
niveaux différents (exemple :
6ème LV1 + 4ème LV2) sont
regroupésl pour faire des
économies.
Mais comment
enseigner correctement dans ces
conditions ?

L’offre de langues se réduit de
plus en plus : dans trop
d’établissements, il n’y a plus que
l’anglais en LV1 et l’espagnol en
LV2, en mélangeant les élèves de
différents niveaux et series. Une
fois de plus, seules les familles les
plus aisées auront accès aux
autres langues mais cela passera
par une inscription dans des
officines privées très coûteuses !

Bien d’autres disciplines encore
sont menacées, comme par
exemple les enseignements
artistiques.
Dans plusieurs
matières, le nombre d’heures de
cours est en constante
diminution. Du coup, de plus en plus
de familles ont recours à des
centres de cours particuliers
payants pas forcément efficaces
et offrant des cours déductibles
des impôts.

Encore une mesure qui
n’avantage que les plus riches !

On voit donc que peu à peu, des pans entiers de l’éducation nationale sont en train de se privatiser petit à petit et qu’une école à deux vitesses est en train de se mettre en place.

La politique actuellement menée est celle du pompier pyromane : le ministre de
l’éducation fait tout pour dégrader l’école et répète ensuite à qui veut l’entendre qu’elle ne fonctionne pas bien et qu’il faut la privatiser alors que l’école publique a doublé le nombre de bacheliers en 20 ans !

D’autres mesures sont envisagées, permettant de nouvelles suppressions
massives de postes :

Baisse de 20% des horaires disciplinaires obligatoires pour les élèves
Adaptation des formations aux « profils, aspirations et ambitions des élèves »

En clair, une école à deux vitesses qui risque d’aboutir à une formation différente selon les quartiers !

Tout ceci s’ajoute à de récentes mesures de régressions qui ont déjà été
prises :
Le socle commun, qui abaisse le niveau des savoirs dus à tous les élèves

L’apprentissage junior qui ramène l’obligation scolaire de 16 à 14 ans.
Le dynamitage de l’éducation prioritaire.

Notre ministre n’a qu’un objectif : diminuer fortement l’investissement dans
l’éducation.

C’est la qualité de la formation des enfants qui est menacée

C’est le rôle de l’école comme facteur d’égalité qui est remis en cause

C’est une école au rabais qui se met en place les plus pour les enfants les plus défavorisés !

IL N’EST PAS POSSIBLE DE LAISSER FAIRE !

C’est pour cela que les enseignants ont massivement fait grève le 18 décembre et le 8
février , et que nous avons manifesté ensemble à Paris le 20 janvier.

Avec nous, refusez cette politique d’économies à courte vue réalisée au mépris
de vos enfants ! Ensemble, exigeons le retrait de ces projets qui menacent la
qualité de la formation de vos enfants !

Ensemble, défendons une autre politique d’éducation qui permette la réussite
de tous les jeunes !